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Gens et Choses de Bretagne et Mammig selon L’Écho de l’Ouest
D’après des articles rédigés par Guy Perraudeau :
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Jean Failler est un auteur breton bien connu pour son personnage Mary Lester, célèbre détective dans un bourg breton. Aujourd’hui, il change de registre et nous propose Gens et Choses de Bretagne avec la complicité du caricaturiste Nono. Cet ouvrage a un double mérite. Il impose la découverte de richesses bretonnes, tant humaines, culinaires, qu’historiques et culturelles ; de plus, ces chroniques sont brèves, écrites avec simplicité et parfois agrémentées d’un brin d’humour.
Quant aux dessins de Nono, c’est un plaisir de les contempler et de les associer au texte voisin. Heureuse région, la Bretagne, qui possède un tel ouvrage.
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Pour les lecteurs adultes, spécialement les Bretons, Jean Failler donne le premier volume de Mammig, roman prévu en trois tomes. Ce premier livre est titré Les temps héroïques. Le thème qui a servi de base à cette saga, c’est l’histoire d’une famille de pêcheurs bretons du petit port de Guilvinec. Une histoire romancée pour le bonheur des lecteurs.
L’auteur est doublement passionné par sa terre bretonne associée à ses côtes, ses plages, ses ports, ses marins et aussi par l’écriture qui trouve toujours le charme indispensable pour subjuguer les lecteurs. On ne s’ennuie jamais avec un livre de Jean Failler. Pas de grandes phrases, pas de considérations intellectuelles, simplement la vie, le quotidien des femmes et des hommes de cette terre baignée par les flots.
Jean-Luc Le Pogam, l’auteur préféré des écoliers
Inspiré d’un article paru dans le Ouest France du 12 janvier 2010 :
Jean-Luc Le Pogam est né en 1957, à Brest. Au fil de ses rencontres issues du monde artistique, il rencontre Jean Failler, l’auteur de Mary Lester qui lui met le pied à l’étrier. Mais ce sont les héros Filosec et Biscoto qui le séduiront. En 2005, Monnaie de singe scellera la collaboration des deux auteurs bretons au profit du polar jeunesse. En 2008, Yves Simon lui offre les premières lignes du Grand Dérèglement.
Convaincue par la qualité des ouvrages de Jean-Luc Le Pogam, Nadine Olivard, enseignante en classe de CM1, à l’école de Groez-Ven, a accueilli l’auteur vendredi matin. Cette rencontre avait été préparée à l’avance. Les enfants avaient lu Le Grand Dérèglement, le premier tome de la Trilogie des Mange-Rêve. Pour les fêtes de Noël, les enfants avaient reçu en cadeau le deuxième volume, La Route du Nord. Le troisième volet, Tombmor, a été présenté aux enfants sous la forme d’un manuscrit, car il ne sortira que le 15 mars. Cette matinée privilégiée au cous de laquelle les enfants ont pu échanger avec Jean-Luc Le Pogam, a été un moment magique où ils ont pu pénétrer dans l’univers d’un auteur à leur portée.
École du Groez-Ven. Séance de lecture appliquée
D’après un article paru dans le Télégramme (08/01/10) :
C’est à l’initiative de Nadine Olivard, enseignante au Groez-Ven, que Jean-Luc Le Pogam a passé la matinée de vendredi avec les élèves de CM1. Sa trilogie intitulée « Les Mange-Rêve » était à l’ordre du jour. La venue de l’auteur était préparée depuis longtemps.
« Nous avons lu le premier tome intitulé Le Grand Dérèglement, en classe. Le second, La Route du Nord, a été offert à chaque élève pour le lire durant les vacances. Quant au troisième, Tombmor, nous avons eu la primeur de le découvrir encore sous manuscrit ; il faudra attendre le 15 mars, sa parution en librairie, pour en connaître le contenu », précise Nadine Olivard.
Tous les élèves ont fait connaissance avec Thibault, Mélanie, Jack, Yvon, Iwan, personnages de cette histoire qui se passe en 2024. Il ne restait qu’à rencontrer le « père » de cette grande famille, ce qui est fait.
Des questions ont été posées par les enfants sur la vie personnelle de cet auteur d’origine brestoise, résidant à Sarzeau, sur sa vie professionnelle qui a commencé par la musique.
Le virage vers l’écriture s’est fait à la suite de discussions avec l’auteur de Mary Lester, Jean Failler.
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Tourner les pages… et prendre le large
Article paru dans le Ouest-France du 14/12/09
Du récit de voyage au document, du polar d’anticipation à l’album pour enfants, on a trouvé de tout au salon du livre de mer. Quelques pistes pour (se) faire plaisir à l’occasion des fêtes…
À la Cité de la voile Éric Tabarly, comment ne pas évoquer ce marin d’exception ? Parmi les (nombreux) ouvrages qui lui sont consacrés, cet album présente notamment de très belles photos. Pour replonger dans le parcours d’un homme qui a marqué son époque. Le livre est signé Jacqueline Tabarly et Daniel Gilles. Édition Le Chêne, 25euros (45euros le grand format).
L’essentiel pour partir, c’est de s’en aller. Un jour, Patrick Dupin en a eu assez de la vie parisienne. À 38 ans, il a pris la mer avec femme et enfant. Pas par caprice, non, pour « une question de survie« . Son livre est le récit d’une « expérience aquatique, océanique, familiale et humaine« . Si l’auteur-navigateur a un message à délivrer à tous ceux qui veulent partir sur les mers, c’est de bien choisir son bateau. Éditions Publibook, 27,75euros.
Adieu Bugaled Breizh : « Le Bugaled Breizh a fait une rencontre inopinée, il a croisé beaucoup plus fort que lui. Quelque part, quelqu’un n’en dort plus« . Yann Queffélec s’attaque ici au docu-fiction. Il livre son intime conviction sur le naufrage du chalutier bigouden en 2004, au large du cap Lizard ; naufrage qui a fait 3 morts et 2 disparus. Alors que la Cour d’appel de Rennes vient de demander une nouvelle expertise, l’écrivain breton opte pour la thèse de la croche avec un sous-marin participant aux manoeuvres de l’Otan le 15 janvier 2004. Éditions du Rocher, 17euros.
Le phare de l’enfant algue Hugues Mahoas, originaire du Bono, raconte l’histoire d’un gardien du bout du Monde, confronté à l’automatisation des phares. La femme étant l’avenir de l’homme, il rencontre une femme… algue. Un récit poétique, un coup de crayon sympa. À mettre dans toutes les petites mains, à partir de 3 ans. Coop breizh, 9,50euros.
Le grand dérèglement – Les Mange-Rêve -. C’est le premier tome d’une série qui en compte (bientôt) trois. Le Brestois Jean-Luc Le Pogam nous entraîne dans le sillage d’Iwan, Thibault et Mélanie. Nous sommes en 2024, l’Europe est cerclée d’un mur électromagnétique infranchissable. À la recherche de leurs parents disparus, les trois gamins embarquent sur des cataskis pour un périple plein de périls. Éditions du Palémon, 8euros.
Bars à bâbord, bars à tribord. L’un (Gwénolé Le Berre) est illustrateur, l’autre (Gilles Guilleron), auteur. Tous deux ont observé la vie comme elle va dans les bars côtiers, de la Roche-Bernard à Ouessant. Atmosphère, atmosphère… Les deux compères portent un regard tendre, parfois incisif, sur les acteurs de ces théâtres de la vie. De leurs pérégrinations au pays du zinc, les deux Lorientais ont ramené des « pépites d’humanité ». Publié en auto-édition (L’encre aux images), disponible à la Fnac, Coop breizh, la librairie l’Imaginaire ; 17euros.
Trois ans de voyage… 25 pays par voie terrestre et en images. Munis d’une boîte d’aquarelle, d’un vieil appareil photo et d’un carnet de note, Claire et Reno Marca ont cheminé de l’Afrique au Pacifique. À travers photos et croquis, ils racontent les pays traversés, les figures croisées. Éditions Hermé, 48euros.
Interview de Jean-Luc Le Pogam (Les Mange-Rêve)
Propos recueillis par Marion BARRILLON pour 1001 livres :
1001 livres : Comment as-tu attrapé le virus de l’écriture ?
Jean-Luc Le Pogam : Le virus de l’écriture ?! Je l’ai toujours eu ! Même si j’ai longtemps travaillé dans le milieu de la radio, j’ai toujours eu une préférence pour ce mode d’expression qui permet de retourner au moins sept fois la pointe de son stylo pour exprimer les mots et les maux tels qu’on peut les ressentir.
Déjà ado j’adorais écrire. Je demande humblement pardon aujourd’hui à celles qui ont dû se taper mes lettres d’amour pour tout le temps que ça leur a pris !
J’aimais aussi la poésie et sa chanson de ses vers. J’aimais les mots de Cat Stevens autant que ceux plus décousus de Neil Young. Aujourd’hui, j’aime autant les textes de Cabrel que ceux de Rammstein, d’Yves Simon, d’Arno ou de Rage Against The Machine.
1001 livres : D’où te vient ton genre littéraire ?
Jean-Luc Le Pogam : Je ne suis pas sûr qu’on puisse parler de « mon genre littéraire ». J’écris comme je pense, comme je travaille, (c’est-à-dire sans cesse) et comme on parle aujourd’hui. Il y a dans mon écriture autant de mes influences musicales, littéraires et artistiques que de ma façon de vivre au quotidien. Je pense en fait que lorsque que l’on dit que mon style « se fiche des balises frustratrices trop souvent infligées à la littérature jeunesse par les grands penseurs, et que j’y impose une plume incisive, une écriture actuelle, directe et sans compromis tout en partageant une sensibilité exacerbée avec le lecteur… », c’est tout à fait exact : j’avoue être un écorché vif dont le stylo utilise la sensibilité comme encre et la peau comme papier. Je ne cherche pas à entrer à l’Académie Française, pas plus que je ne me positionnerai en moralisateur face au lecteur.
J’écris simplement pour des habitants de la planète terre, enfants, ados, adultes de tous âges d’aujourd’hui… et peut-être de demain.
1001 livres : Comment te vient une telle inspiration ?
Jean-Luc Le Pogam : De l’actualité et de tout ce qui m’effraie du futur en ce moment. Les gens qui sont dans la merde, écœurés de la politique et qui répondent au vote, unique possibilité de tout changer, par l’abstention ou en disant que « les politiciens sont tous les mêmes ». Même si ce n’est pas tout à fait faux, on peut toujours voter contre quelqu’un ou pour le moins pire ! Ceux qu’on licencie à tour de bras alors que d’autres s’en mettent plein les poches, l’éducation, la santé, la culture et tous ces décideurs qui passent leur vie à compter. Compter le temps, compter l’argent, mettre la pression, tous me fascinent.
Je suis père de deux enfants et je me pose souvent la question de savoir quelle terre on va leur laisser… mais aussi quels enfants nous allons lui laisser.
Ensuite, il y a l’inspiration par l’inconscient. Les lecteurs me le font remarquer chaque jour dans leurs courriels : l’influence constante de l’image dans mes lignes. Images de spectacles comme ceux de Royale de Luxe, Von Magnet, La Fura dels Baus mais aussi et surtout l’influence inconsciente de l’impact qu’a eu sur moi une vingtaine d’années de critique de la bande dessinée. Je n’en étais pas vraiment conscient avant qu’on me le fasse remarquer, mais je suis assez fier d’entendre dire des Mange-Rêve que c’est une bd sans images ou que certains les lisent comme on regarde un film ou on lit une bande dessinée.
Et enfin, il y a l’influence de mon vécu… seul mes proches savent le retrouver dans mes livres !
1001 livres : Quels sont les écrivains qui ont ta préférence ?
Jean-Luc Le Pogam : Yves Simon, musicien-parolier comme écrivain. Virgil Gheorghui, André Malraux, Albert Camus, Jack Kerouac.
Par contre, il y a des livres qui m’ont vraiment marqué comme Baba sur les fesses du bon dieu de Christian Décamps, Le parfum de Patrick Süskind, Neige de Didier Convard, La mort peut danser de Jean-Marc Ligny, Juste un regard d’Harlan Coben…
1001 livres : Lorsque tu écris, t’imposes-tu une certaine organisation comme un plan de travail ou au contraire, t’accordes-tu une totale liberté c’est-à-dire l’écriture à l’instinct ?
Jean-Luc Le Pogam : Je suis un instinctif. Définitivement. Je ne supporte pas les figures imposées. Ça me pose parfois des problèmes d’organisation ce qui fait qu’avec le temps, j’ai appris !
Par exemple, moi qui avais le besoin permanent de travailler dans l’urgence, j’ai découvert, grâce à Jean Failler avec qui j’ai écrit Monnaie de singe, qu’on pouvait opérer autrement en matière d’écriture. Je prends maintenant le temps de coucher les mots, les laisser reposer pour les retourner et laisser reposer encore avant de les lisser enfin… C’est un peu la recette d’une bonne pâte à crêpes… On ne renie pas ses racines !
Le scénario des Mange-Rêve était écrit depuis le début de l’aventure. Il ne l’est pas jusqu’à la fin, je n’ai pu m’en séparer durant toute l’écriture de la trilogie. La fin est écrite, en désordre, certes, mais, à l’heure qu’il est, je l’ai en tête… enfin presque !
Pour répondre à ta question, je suis donc en liberté auto surveillée !!
Comme quoi, on peut être désordonné et accepter de se soigner !!!
1001 livres : Et au-delà de cela, as-tu des moments plus particulièrement propices à l’écriture ?
Jean-Luc Le Pogam : Oui, la nuit, sous mon grand velux quand il pleut, vente, grêle… Dans le train… Mais je peux aussi m’isoler lors d’un week-end entre amis et disparaître pendant une ou deux heures. Ils comprennent.
1001 livres : Après « Les Mange-Rêve » y aura-t-il un autre roman ? Si oui, sera-t-il dans le même registre ?
Jean-Luc Le Pogam : Mon éditeur aimerait vraiment qu’il y ait une suite aux Mange-Rêve. Je n’y avais pas pensé, mais j’y réfléchis. Pour le reste, plein d’idées sont déposées sur des morceaux de papier. Mais encore une fois, je laisserai faire l’instinct.
1001 livres : L’auteur que tu es, a-t-il conservé une âme d’enfant ?
Jean-Luc Le Pogam : J’explose de rire ! Je ne m’imagine pas vivre sans ! Mes yeux, (plutôt que mon âme) d’enfant sont partout et à chaque instant pour me faire rire ou pleurer devant un film, une pièce de théâtre, un livre, les mots que j’écris, pour délirer avec les amis et la famille.
La seule différence, c’est qu’ils sont commandés par un cerveau de 51 ans avec toutes ses blessures, ses faiblesses et ses cicatrices mais aussi ses merveilleux moments passés.
Ah ! Et j’oubliais : ils sont aussi trompés par des cheveux qui grisonnent allègrement !
Ce qui veut dire que si je peux être d’une tendresse absolue, les propos ou les actes d’un con, l’injustice, peuvent me faire sortir de mes gonds très rapidement. J’en ai été trop victime étant enfant. Je suis un trauma de l’école… que j’ai tenté un temps de réinventer.
1001 livres : Peux-tu nous en apprendre un peu plus sur ton parcours ?
Jean-Luc Le Pogam : La question qui tue !
Tiens commençons par l’école : si j’ai adulé certains de mes profs qui me l’ont bien rendu, j’ai été bête noire, le monstre empêcheur de tourner en rond de certains autres… qui me l’ont bien rendu aussi !
Ils ne supportaient pas qu’un élève discute et propose une interprétation différente de la leur à propos du sentiment implicite de l’auteur d’un poème. Ça se terminait souvent par un « Vous avez une imagination trop débordante, Le Pogam ! » bourré de mépris.
Et comme je ne pouvais entendre qu’ils ne le supportent pas, je ne le supportais pas non plus ! Alors, s’engageait une guerre où je n’abdiquais jamais.
Et je m’en suis toujours sorti haut la main aux examens, noté par des profs qui jugeaient non pas la personne, mais le travail fourni par un numéro.
Je détestais les math. Normal : 1+1=2. Quel ennui, il n’y aurait jamais rien à y redire !
Donc, pour résumer rapidement :
Viré en sixième (accusé à tort d’avoir cassé une rallonge de table en cours de sciences nat), viré par les curés en quatrième (pour avoir refusé de donner mon âme à la maison), remercié en troisième, remercié en 1ère (voir ci-dessus la longue période dite de la « bête noire » !). Parents discrets face à leur désespoir.
Études en fac de droit, première bifurcation en milieu bancaire (l’horreur totale !). Puis une autre, en tant qu’attaché commercial, journaliste radios et presse écrite, attaché de presse de festivals de rock, membre du festival »Quai des bulles de St Malo », enseignant, metteur en scène théâtre Jeunesse, auteur de dossiers pédagogiques, écrivain…
Chaotique mais formateur. On en rit après coup, car, comme disait Gabin, « aujourd’hui, je sais » que de toutes nos expériences, c’est le meilleur qu’il faut garder pour s’en bâtir un présent … et un futur !
Prix du livre Gourmet. Les chefs bretons à l’honneur.
Le Télégramme a publié un article le 29 novembre 2009 sur les prix décernés lors du salon gourmet de Saint Brieuc :
« Le prix du livre ‘Gourmet breton’ a été remis, hier en fin de journée, dans le cadre du Salon qui se tient au Légué. Le jury a sélectionné deux ouvrages qui doivent beaucoup aux meilleurs cuisiniers de la région.
Le jury ne s’est pas réuni dans une salle austère de réunion, mais dans celle, beaucoup plus riante, du restaurant »Victor’ Inn », rue Saint-Gilles. Et autour d’une table bien garnie, qui plus est. Pour une fois, personne n’y trouvera rien à redire. Car les dix personnes étaient ainsi dans les meilleures conditions pour discuter les mérites comparés de neuf ouvrages traitant, sous des formes variées de »la cuisine du littoral ». Ce jury avait pour président le sociologue Jean-Claude Kaufmann, qui vit à Saint-Brieuc et a pour spécialité d’examiner au microscope nos habitudes en matière de vie privée, de petite cuisine conjugale et de cuisine tout court ! Des »experts » (chefs, journaliste culinaire, professeur, responsable de lycée hôtelier), des représentantes du réseau des Bibliothèques pour tous et des lecteurs l’entouraient.
»Pour cette deuxième édition, nous avons décidé de décerner deux prix, l’un représentant le choix des chefs, l’autre celui des lecteurs, car des divergences de vues sensibles étaient apparues l’an dernier entre ces deux groupes », a indiqué Freddy Thiburce, responsable de l’association Amann Mad, qui s’occupe de la promotion du beurre breton et parraine le prix.
»Écailles et Coquilles, Poissons et Crustacés », livre du chef finistérien Olivier Bellin, magnifiquement illustré (éditions Romains Pages), a été couronné du prix des lecteurs.
Le prix des chefs a été décerné à »Algues et Gastronomie, la cuisine aux algues par les grands chefs de Bretagne » de Christine Le Tennier (éditions Palémon).
Un secteur de l’édition vivace. »Le livre culinaire est comme la cuisine elle-même : il a mille visages » dit en substance Jean-Claude Kaufmann. »Beaux-livres » recueils de recettes, ouvrages au contenu plus littéraire… »C’est un secteur de l’édition qui se porte très bien. Il sort un millier d’ouvrages chaque année », précise Freddy Thiburce.
Le sociologue se régale visiblement quand il évoque le divorce entre la »cuisine-corvée » de tous les jours, à laquelle on ne consacre que quelques minutes, et la »cuisine-plaisir » que l’on s’offre parfois, comme une parenthèse de création, de valorisation de soi et de convivialité. »Dans ce dernier cas, on ne compte pas son temps, et assez peu son argent », observe-t-il. »
Jean Failler. « Mammig » raconte Le Guilvinec
Le Télégramme 22 NOV 09
Jean Failler, auteur prolixe s’il en est, cultive l’art de la plume après avoir exercé le métier de mareyeur…
Exit le poisson, il opte, en 1990, pour l’écriture à plein-temps. Théâtre, roman historique, nouvelles, le papa de « Mary Lester » vient de mettre le cap sur un nouveau genre mêlant roman, région (son Finistère de prédilection) et Histoire. « Mammig – Les temps héroïques », premier tome d’une trilogie, vient de sortir aux Editions du Palémon : Le Guilvinec de 1880 à 1938. Vendredi, la primeur était réservée au Guilvinec pour la première dédicace car « Mammig » y vivait.
Vous êtes surtout connu pour la célèbre Mary Lester. Comment passe-t-on du roman policier au roman régional historique ?
Ma première forme d’expression fut celle du théâtre. J’ai écrit seize pièces. Je rajoute deux romans historiques à cela, des ouvrages pour la jeunesse avec mes copains Filosec et Biscotto, des nouvelles aussi et « Mary ».
Trente-quatre romans portés par ce personnage, bientôt un 35ème. J’adore écrire, raconter des histoires. Passer d’un genre à l’autre ne me pose aucun problème. Quand je ressens quelque chose, ça y va c’est tout.
Pourquoi avoir choisi Le Guilvinec comme terrain d’évolution de « Mammig » et de la suite annoncée ?
Longtemps, j’ai travaillé « à la marée » au Guilvinec. C’est un port que je connais bien. Il est parti de rien et il est devenu le deuxième port de pêche de France. Ce n’est pas rien et c’est aussi grâce aux hommes et aux femmes qui ont permis son évolution. Pour « Mammig » et la suite, il m’a fallu éviter le piège de la ressemblance des personnages avec ceux, historiques. Cela reste du roman même si j’y ai mis beaucoup de ma vie et incorporé les évolutions que j’ai pu constater mais cela, c’est l’Histoire.
A quand la suite ?
Le deuxième tome est prévu pour novembre 2010 : « Le temps des Malamoks », de l’après-guerre aux années 1970. A suivre, en novembre 2011, « Pêcheurs de haute mer », le contemporain guilviniste.
Les médias en parlent…
Sous forme d’interview-vidéo sur le port du Guilvinec, d’article dans le Ouest-France ou sur le blog de Claude Le Nocher, spécialisé dans la littérature policière (mais Yapaklepolar !), les 2 dernières nouveautés de Jean Failler – Gens et Choses de Bretagne (avec Nono) et Mammig- attirent l’attention :
Sur Bigouden.TV : « La couverture du livre parle d’elle même : une broderie jaune de Pascal Jaouen, symbole du pays bigouden, côtoie une photographie d’un autre temps, en noir et blanc, témoin d’une autre époque, celle des « Temps héroïques », celle des marins à la fin du 19ème siècle, au Guilvinec, alors petit havre de pêche…«
Retrouvez la suite et l’interview-vidéo sur Bigouden.TV
« Un ouvrage de Jean Failler qui parait, c’est comme le Beaujolais nouveau. Sera-t-il bon cette année ? On s’attend à trouver sur les rayons le dernier Mary Lester, même si Jean Failler a une palette de récits bien plus large.
C’est le cas cette fois avec cette saga en trois volumes, baptisée Mammig, hommage à une de ses ancêtres. À travers l’histoire de la famille Carval, Jean failler relate l’essor d’un petit port bigouden, une échancrure dans la côte, même pas un abri pour le pêcheur, et qui pourtant va devenir le Guilvinec, premier port français de pêche fraîche.
Jean Failler s’y connaît. Il a tenu, à la suite de ses parents, « La marée du jour », une poissonnerie aux halles de Quimper, activité qu’il menait de front avec celle d’écrivain. Et puis, l’écriture a pris le dessus. Aujourd’hui, il s’y consacre à plein-temps, mais le voilà qui revient aux sources. Et c’est une bien belle histoire qu’il nous raconte. La vie romancée de ces héros méconnus, ces pêcheurs et ces mareyeurs à la vie dure.
Tout part de Menez-Groaz, un hameau battu par les vents, au XIX e siècle… Un roman que l’on dévore comme un bar au beurre blanc…«
Claude Le Nocher, quant à lui, présente Gens et Choses de Bretagne sur son blog : « Si les guides touristiques ou les ouvrages historiques permettent de s’informer sur cette région, c’est une autre approche que propose Jean Failler dans « Gens et Choses de Bretagne » (Éditions du Palémon). À travers 60 textes à la tonalité personnelle, il cherche à transmettre l’esprit de la région et des Bretons.«
Retrouvez la suite sur Action-suspens, blog de Claude Le Nocher.
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