En avant-première : la couverture de la 35e enquête de Mary Lester (parution en mai 2010)

Mercredi, mars 3rd, 2010 | Jean Failler et Mary Lester, actualité littéraire bretonne, divers | Pas de commentaire

Eh oui, ça y est, le voile est levé !

Nous connaissons maintenant le titre de la prochaine enquête de Mary Lester, que vous êtes nombreux à attendre avec impatience, ainsi que la destination de Mary pour cette nouvelle mission…

Alors, voici la couverture :

Cliquer sur la couverture pour zoomer

Qui reconnaît l’endroit ?

Pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance de s’y rendre et ne trouvent donc pas la réponse, cette photo a été prise à Noirmoutier, plus précisément sur le Passage du Goix, passage qui à marée haute est recouvert, faisant de Noirmoutier une île.

La “tour” qui figure sur la photo est en réalité un abri utilisé par les malheureux qui se laissent surprendre par la marée…

Mais vous en saurez plus en mai, à la parution de “Casa del amor”… Encore une enquête passionnante !

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En exclusivité, le 1er chapitre du 3e volet des Mange-Rêve : Tombmor !

Mercredi, mars 3rd, 2010 | Jean-Luc Le Pogam et les Mange-Rêve, actualité littéraire bretonne, auteurs bretons, divers | Pas de commentaire

Le 15 mars prochain paraîtra Tombmor, le 3e volet des Mange-Rêve de Jean-Luc Le Pogam.

Une aventure palpitante au coeur d’une Bretagne en pleine glaciation…

En exclusivité, retrouvez ci-dessous le 1er chapitre. Histoire de vous mettre l’eau à la bouche !

Pour plus d’informations sur Tombmor ou pour commander les ouvrages, consultez le site des Éditions du Palémon ou la page Myspace des Mange-Rêve.

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Tombmor - 1er chapitre

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lNuit noire comme de l’encre, puits sans fond inlassablement rincé d’une neige intarissable de ses épais flocons… Enfer des vents rugissant comme des démons dont le souffle nous projette vers les entrailles d’un gouffre sans fin…
Voilà des heures que nous perforons l’obscurité, l’œil rivé au zéro du compas de route, les fesses plantées sur nos sièges plastiques, bringuebalés comme de vulgaires pantins que le froid et les événements semblent avoir statufiés sur place en attendant d’en disposer le moment venu.
Zéro…
Zéro, ce n’est pas le chiffre de la température.
Non. Zéro, c’est le chiffre-vampire qui nous aspire du nord. Celui qui, de la forteresse maudite, aimante nos jours et nos nuits depuis le départ de l’expédition. Destination finale du voyage dont le mystère me hante pour une énième nuit sans sommeil.
Plus un mot n’est sorti de nos bouches comme scellées par le gel depuis que la lumière du soleil nous a une nouvelle fois abandonnés.
Même les pensées semblent avoir fui nos mémoires engourdies par le froid et l’épuisement. Mémoires élimées par ce film récurrent qui grave en nos rétines des images répétitives devenues diffuses, incompréhensibles. Mémoires comme régentées par cet unique triangle lumineux où défilent les paysages immuables d’un film en noir et blanc qui n’a plus aucun sens du réel…
Plusieurs fois dans l’après-midi, Thibault a dû prendre brusquement la direction des opérations alors que je piquais du nez.
À propos de nez, Yvon a seulement pointé le sien sur le pont à trois ou quatre reprises dans la journée. Il était accompagné de Snow.
Pas un mot, pas un geste. Juste un « Ça va ? » pour accompagner les repas sous vide avant sa rituelle inspection du pont et son retour robotisé au carré.
La dernière fois, c’était il y a quatre heures, quelques minutes avant la nuit qui est tombée subitement vers dix-sept heures, ramenant avec sa chape de plomb un souffle en furie.
Nous sommes loin des vents solaires dont nous parlaient les deux têtes grises au départ de cette transsibérienne !
Afin d’échapper à la torpeur, les paupières mi-closes, je quitte de temps à autre mon siège pour m’ébrouer comme un ours et me débarrasser de la lourde cuirasse glacée qui tente sans répit de nous dévorer.
Thibault, tel un mort-vivant, se colle alors à la barre à laquelle il s’agrippe pour un temps.
À nos pieds, pont, winchs, cordages, roof, flotteurs, rien n’existe plus.
Tout relief a été lissé, avalé, gommé, effacé par le tapis neigeux.
Seul le cockpit présentait encore ce matin une vague forme évasée qui s’est atténuée au fil de la journée pour quasiment disparaître avant la tombée du jour.
Le Seagull a revêtu l’apparence d’un vaisseau- fantôme plongeant de lui-même vers des abysses insondables.
Propulsé par ses voiles qu’on jurerait en tôle tant leur rigidité fait croire à des plaques définitivement clouées sur leur emplacement, il transperce inlassablement notre cauchemar.
Les guirlandes de glace s’acharnent à s’emparer de la bôme*** et des filières de sécurité qui nous préservent de la chute. Prises dans le faisceau de nos frontales, elles semblent s’épaissir comme à vue d’œil avant qu’un choc plus violent que les autres ne vienne les disloquer.
Il nous faut alors nous méfier des éclats tranchants comme du verre qui arrivent de l’avant.
Et ça cogne dessous, et ça lève à bâbord, et ça tosse à tribord… Et claque la grand-voile contre les haubans, explosent encore les cristaux de glace en milliers de pointes aiguisées, pique du nez, lève du cul et cogne à nouveau. Et danse dans cette transe infernale qui nous tue le dos, les pieds, les jambes, les bras, les mains, la tête.
Plus le temps passe, plus nos mouvements se font lents, pénibles, alanguis. C’est à grand-peine que je parviens à chaque assaut à détourner un peu la tête pour éviter les projectiles…
Mon cerveau s’est mis en mode veille, déroulant devant mes yeux une bande lumineuse sur laquelle défilent ses conseils :
Ne se laisser prendre ni par le froid ni par le sommeil… Bouger… Bouger les pieds… Bouger les genoux… Les jambes…Se lever tous les quarts d’heure pour évacuer la neige… Manger… Température extérieure - 47°C… Ne se laisser prendre ni par le froid, ni par le sommeil… Bouger… Bouger les pieds… Bouger les genoux… Les jambes… Se lever tous les quarts d’heure pour évacuer la neige… Manger… Température extérieure…
Je vérifie de temps à autre le lacet d’un gant, de l’autre, pour parer à l’accident.
Jack…
Mes doigts.
Faut que je bouge mes doigts. Que je vérifie qu’ils sont toujours bien là.
J’ai lu quelque part que le froid tue doucement. Que ses caresses assassines t’endorment sans que tu t’en aperçoives.
Peut-être qu’elle est là, tout autour de nous, la mort. Glaciale, et discrète, à l’affût du moindre faux pas, du moindre endormissement, elle attend patiemment son heure, avide de nos vies.
Peut-être que l’Ankou s’est installé parmi nous et qu’il va jouer de la faux d’un instant à l’autre.
Il aurait profité de notre long arrêt de l’autre jour, lorsque nous avons remonté Jack à bord, pour y grimper aussi et s’y planquer en se faisant oublier…
Pourtant, la légende dit que l’Ankou se déplace toujours en charrette…
— Mais, arrête Iwan, tu délires complètement ! Tu sais très bien que depuis le Grand Dérèglement l’Ankou ne se prend plus la tête avec sa charrette ! C’est de l’histoire ancienne, ça ! Vis donc avec ton temps ! Cette nuit, par exemple, il est capable de s’être atomisé pour retomber sur vous sous forme de flocons ! Le faucheur est capable de te parler avec la voix de ton grand-père ou celle de Mélanie, capable d’arrêter ton Seagull d’une main pour le retourner de l’autre et vous faire tous avaler sa poudre noire !
— Sa quoi ?
— Sa poudre noire !
— … Quelle poudre noire ?
— Cette poudre que les ordinateurs de Bogdich vous envoient sans discontinuer maintenant qu’il a réussi à nous isoler du reste du monde !
— Mais, qu’est-ce que tu racontes ? Cette poudre, c’est de la neige… Et la neige est blanche !
— Le jour oui, mais la nuit, la morte-neige est noire, garçon !
Je lève vaguement les yeux vers le projecteur de pont dont le rayon blanchâtre attire des milliers de papillons…
La morte-neige ? !
— C’est la lumière artificielle de ton projecteur qui lui donne une apparence blanche, poursuit Sapience, mais regarde-la bien, elle n’est pas blanche !
Mes yeux se perdent un instant dans la vague lueur du feu de mât… Je dois me rendre à l’évidence…
Sans doute que tu penses que j’ai tendance parfois à parler tout seul. Ce n’est cependant pas parce que la folie me guette.
En fait, j’échange avec Sapience.
Sapience, c’est la vieille amie qui me rassure, ma petite voix à moi, celle avec qui je parle en secret à la veille des grandes décisions ou lors des situations périlleuses comme celle que nous traversons depuis plusieurs jours.
J’ai toujours suivi ses conseils à la lettre, tenu compte de ses réflexions avisées. Enfin… presque à chaque fois.
Sapience, c’est comme une amie sûre, une amie qui est toujours là lorsque tu en as besoin. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Une vraie amie, quoi !
C’est mon père qui nous a présentés l’un à l’autre lorsqu’il m’a raconté pourquoi il avait pris la décision de quitter le journalisme de guerre pour s’occuper des oiseaux migrateurs.
Sapience le lui avait conseillé. Et elle a eu vachement raison ! Grâce à elle, il a trouvé Gaëlle, et moi, j’ai retrouvé mon vrai père et une nouvelle famille !
Étant donné la pertinence de ses conseils, j’avais à l’époque immédiatement saisi l’opportunité de lui proposer de nous prendre sous son aile protectrice, Mélanie et moi. À bien y repenser, c’est d’ailleurs certainement elle qui m’a incité à l’embrasser sur le Seagull et dans la cabane au bord du lac. J’en ai tout à coup le cœur qui bat un peu plus fort.
— Ce blanc est une illusion, Iwan ! Le jour du Grand Dérèglement, c’est toute la nature qui s’est révoltée ! Elle s’est mise à vomir ses flocons de mort dès le premier soir. Car, je te le redis : la morte-neige est noire ! Noire comme la nuit des temps, comme les cheminées de l’enfer. Noire comme les nuits d’avant que les hommes ne trouent la bâche des géants.
— Mais, Sapience, qui nous l’envoie, ta morte-neige à la fin ? ! Les ordis de Bogdich ou la nature ?
— Il ne fallait pas, Iwan, il ne fallait pas s’acharner à la détruire, cette bâche. Vous aviez pourtant été prévenus par ceux d’entre vous qui connaissaient la nature. Vous n’auriez pas dû vous en moquer et continuer à balancer toutes vos fumées dans l’atmosphère, pas dû continuer à courir après le profit et…
— Mais, au collège, on nous a largement expliqué qu’on avait tout fait pour les réduire, ces fumées ! Les bagnoles, les snow-mobs et les motos-neige au photovoltaïque aux beaux jours comme en hiver et…
— Ce n’était pas assez, Iwan ! Ce que vous avez sauvé, vous l’avez détruit par les satanés nuages radioactifs évadés de vos centrales nucléaires pourtant ultra sécurisées ! C’est vous qui l’avez mise en colère !
— Mais…
— Bogdich se sert de cette colère pour y ajouter son ignominie et…
— Mais, nous…
— Et il mènera le programme à son terme.
— Mais, nous on n’y est pour rien, on n’était pas là !
— Ah, la bonne excuse ! Bien sûr que vous n’étiez pas là, mais vos pères égoïstes y étaient, eux ! Et vous allez malheureusement payer pour ce qu’ils ont fait !
— Mais, mon père n’est pas un égoïste, tu le sais bien Sapience, et moi j’ai pas envie qu’elle me prenne, ta morte-neige ! Pas envie de crever cette nuit !
— Vous allez payer le prix fort !
— Mais…
— Cesse donc tes « mais » ! L’Ankou se fout de tes « mais » ! Il possède des accointances avec les forces obscures qui se rient de vous ! Il laisse tomber la morte-neige qui vous tisse à chacun un linceul. Ensuite, lorsque vous fermerez les yeux, seulement à cet instant, il prendra la forme qu’il aura choisie.
— La forme de quoi ?
— Une forme, Iwan ! La forme la plus inattendue. Il s’approchera lentement, confisquera la vie et distribuera avec parcimonie la mort… La mort sans un bruit, sans un mot, sans même une trace. Tu…
— Allez, lâche-moi, Sapience, tu me prends trop la tête là ! Ici, on est peut-être isolés, mais on est aussi un équipage, et il est impossible que nous soyons les seuls dans cette situation !

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La morte-neige… N’importe quoi !
La réalité, c’est que je me les gèle…
Bouger le menton.
Plisser ce front qui, voilà une heure me faisait un mal de chien et que je ne sens même plus maintenant.
Le frotter avec mes gants, cligner des yeux, l’un après l’autre… Ensemble.
Taper dans mes mains.
Je m’invente des solutions de survie en soufflant longuement dans mon écharpe. Ça me réchauffe un peu le nez… C’est déjà ça de pris. Je sors Thibault de sa torpeur en lui frappant amicalement l’épaule. Il me répond d’un même geste avant de se lever et de sautiller sur place, la main droite accrochée aux filières.
Se lever…
Tenter de marcher. Marcher jusqu’au cockpit…
Thibault s’installe à ma place. Il a compris mes intentions sans que nous ayons eu à échanger un mot, pas même un signe à la lueur de nos frontales.
Je m’accroche à tout ce qui est à portée de main pour prévenir une glissade qui pourrait avoir des conséquences irrémédiables.
Et ce cata qui n’en finit pas de bondir de la tête au cul… On va finir par casser le matériel.
Réduire la grand-voile et enrouler entièrement le foc pour en laisser le moins possible au vent et perdre de la vitesse.
Oui, c’est ça : perdre de la vitesse.
De toute façon, inutile de prendre des risques, on va déjà bien assez vite.
Pas facile de tenir debout… Va pas falloir lambiner.
Baisser la tête pour éviter les paquets de neige…
Dès qu’il est en main, j’enroule autour du winch ce maudit cordage en pensant à mon grand-père qui se félicitait, lors des préparatifs, d’avoir équipé les deux catas de cordages hydrofuges. Même gelés et raides comme du bois, ils perdent rapidement de leur rigidité.
Et je tourne la manivelle tandis que de sinistres grincements me parviennent de l’avant dans le vacarme ambiant. La voile glacée crisse, hurle, se brise presque tandis qu’elle s’embobine sur elle-même.
Il faut que ça tienne…
Faut que ça tienne…
Voilà, c’est bon !
Mal au bide… Les oreilles qui sifflent… La faim sans doute… J’ai du mal à… Merde, qu’est-ce qui m’arrive ? Mes jambes vacillent…
Je viens de me vautrer. Mon corps tout entier est en train de glisser…
Le câble de la herse là, à un mètre à peine…
Et ce blizzard de fou qui me flagelle le visage dès que je me tourne un peu vers l’arrière.
Attraper le câble, vite.
Je m’accroche de toutes mes forces, mais pour faire quoi ensuite ? À la barre, Thib doit avoir les yeux rivés sur l’avant ; Jack, Yvon et Mélanie sont à l’intérieur… Si je suis balayé du pont, personne ne s’en apercevra.
Je finis par m’asseoir, m’enroule presque autour du câble gainé de givre.
Je me gèle…
J’aurais dû rester à la barre…
Il me faut absolument tourner le dos à cette maudite averse de neige ; que j’échappe aux griffures de ses flocons que le froid transforme lors de certaines bourrasques en grêlons tueurs.
La morte-neige.
Ses épines de ronces m’écorchent les yeux.
… Et ce film de la bataille de l’autre fin d’après-midi sur le pont. Mon esprit me le ressasse en boucle :
Mon grand-père, recroquevillé sur lui-même, se protégeant des coups de pieds de ce faux journaliste. Ce fumier qui a apporté le malheur à bord.
La douleur me tord à nouveau l’estomac…
On n’aurait jamais dû accepter de le laisser monter…
— Mais tu sais bien Iwan, que les « on aurait dû, on n’aurait pas dû » ne peuvent rebâtir le passé…
— Oui, je sais ! Avec des « mais » non plus, tu me l’as déjà dit !
— …
— Le problème, Sapience, c’est que le passé, c’est aussi Jack, trimballé comme un grossier paquet de linge sale au bout d’un filin, là-bas, à plus de cent mètres derrière nous ! Et ce passé-là nous a fabriqué un présent sur mesure. Une saloperie de présent ! Une galère, oui !
— Surtout, reste éveillé, Iwan. L’Ankou ne fauche que ceux qui dorment…
Le vent et les mouvements du cataskis me forcent à lâcher prise. Je glisse…
— Je t’ai dit de me lâcher avec ton faucheur de malheur, Sapience ! Tu ferais mieux de me sortir de là ! Mais… ça… c’est au-dessus de tes moyens, hein ! T’es meilleure pour les conseils !
Mon corps ne m’obéit plus. Il s’allonge malgré moi, épouse le fond du cockpit, devient une pièce de caoutchouc qui ne m’appartient plus.
Il n’en veut plus, mon corps.
Il n’en peut plus.
Pourtant, je sais que je ne dois pas me laisser commander par le mouvement.
Longue envolée du Seagull qui retombe ensuite lourdement au sol avant de repartir sur une seule coque.
Thibault ne fait pas dans la finesse. Mais, comme moi, il fait ce qu’il peut, mon copain. Et il tient bon !
Il faut que j’assure, moi aussi.
Et je revois encore Jack, celui que je pensais invulnérable, indestructible autant que son copain…
Le Taureau ! L’autre a quand même fini par l’avoir, et à quatre, ça va devenir beaucoup plus difficile maintenant.
Et Snow, que va-t-il devenir sans son maître ?
Me relever…
Rejoindre Thibault…
Impossible de tenir debout…
Mes yeux quittent quelques instants la route que trace vaguement le trait blanc du projecteur d’avant. Ils se posent ensuite sur la frêle lueur que laisse encore passer la couche de neige sombre déposée sur les hublots qui entourent le roof et surplombent le carré.
Ramper jusqu’à cet ultime signe de vie…
Je n’aurais pas dû quitter mon poste…
Qu’est-ce qu’ils foutent à l’intérieur ?
Ça fait combien de jours que je n’ai pas revu Mélanie ?
Nous auraient-ils oubliés dehors ?
Après s’être une nouvelle fois levé sur bâbord, le Seagull s’écrase à nouveau de toute sa masse. Le coup de menton que je refile dans le winch auquel je m’étais agrippé me fait conclure presque à haute voix ce dont je suis maintenant convaincu : il y a barreur et barreur !
Le claquement de la voile m’avertit d’un nouveau balayage de pont. Thibault doit flipper comme un malade.
S’accrocher à tout ce qui dépasse et attendre l’accalmie.
Dernier coup d’œil sur les cadrans électroniques que j’essuie au passage avec mes gants.
Vitesse de pointe : 45 nœuds.
Température extérieure : - 49°C
Vitesse du vent : 37 nœuds.
Sauter maintenant vers le flotteur pendant que l’engin enfin à l’horizontale surfe longuement sur un plat.
Trop tard… Il s’envole à nouveau avant de retomber sur ce tapis invisible qu’il tosse à s’en disloquer.
Comme désarticulé, le bolide ralentit alors sous l’effet de l’impact, mais ça tient. Ça tient bon !
J’en profite pour gagner trois à quatre mètres avant que le cataskis ne reparte de plus belle à la conquête de la nuit, comme s’il avait repris ses esprits.
D’une ultime enjambée, je regagne enfin mon poste où Thibault, après une tape dans la main, me cède la barre sans se faire prier.
Et le rodéo redémarre en culbutes incessantes où le Seagull lève son nez qu’il plante ensuite dans la neige en levant de l’arrière. Le mouvement est si rapide qu’il nous décolle de nos sièges pour mieux nous y replaquer la seconde suivante.
Lorsque nous sommes plus chanceux, la bête replonge en douceur au travers de la lame, faisant jaillir de part et d’autre des monceaux de poudre noire qui dévalent vers nous sans parade possible.
Ce vol d’un oiseau ivre sur l’écume des ténèbres me donne une inconfortable impression de vertige et j’imagine un instant ce qui pourrait survenir si tout à coup l’œil qui nous guide venait à rendre l’âme.
Le vent rugit, faisant craquer le vaisseau fou de ses coques au mât. Sur la droite ou la gauche, parfois des deux côtés en même temps, des branches arrachées aux arbres par la tornade viennent finir leur course, coincées dans les filières où elles restent prisonnières avant d’en être arrachées par la vitesse. Certaines autres, comme lancées par le diable, percutent violemment les voiles avant de venir se fracasser sur le roof et de s’échapper par l’arrière.
Les projectiles arrivent de toutes parts et on les sent parfois nous frôler.
Voilà donc la route de Tombmor !
Calé sur mon siège, je sens au fil des minutes le silence intérieur regagner mon esprit, comme si je devenais le spectateur de cet effroyable snow-movie. Concentré sur un avenir incertain qui pourrait à tout moment basculer, je ferme progressivement les écoutilles, m’isole de la tourmente afin de me consacrer pleinement à ma tâche de barreur.
Partant du haut du mât, la lumière continue, malgré la violence de l’ouragan, d’arroser une large route et me permet d’éviter les obstacles : arbres, restes de pylônes isolés, carcasses de voitures ou de semi-remorques. Presque ensevelis sous notre trajectoire, ils n’en sont pas moins de redoutables récifs qui pourraient anéantir nos efforts et coûter la vie à tout l’équipage en moins de dix secondes.
La morte-neige est partout. Sombre et glacée, on pourrait croire qu’elle nous prépare un tapis noir vers le pire cauchemar.
« … Le faucheur est capable de s’être atomisé pour retomber sur vous sous forme de flocons. Il est capable d’arrêter ton Seagull d’une main et le retourner de l’autre pour vous faire tous avaler sa poudre noire… » Les paroles obsédantes de Sapience me reviennent en tête.
Je tente de dénicher autour de nous le moindre signe, la moindre petite chose qui pourrait être l’Ankou, mais rien n’y fait.
Il y a bien de temps à autre sur notre route la lueur des flammes éclairant des silhouettes de fantômes qui ont élu domicile çà ou là dans la cabine, la benne ou la citerne éventrée d’un camion recouvert de bâches, mais ces mendigots n’ont rien à voir avec le faucheur qu’ils doivent redouter autant que nous.
Enveloppés dans des haillons, hommes ou femmes, ils nous regardent passer sans aucune réaction, sans doute trop surpris par ce vaisseau qui surgit du néant sous leurs yeux pour mieux y replonger l’instant d’après.
Je les imagine, privés de mots, échangeant seulement des regards éberlués.
Le vent continue à s’acharner sur les arbres et les ferrailles en bordure de voie, inflexible, comme s’il voulait les tordre, les soulever, les arracher au sol.
— Ça doit sacrément remuer à l’intérieur ! crie tout à coup mon zombie de voisin, me rappelant que nous sommes malgré tout en vie.
Je sursaute mais ne lui réponds pas, trop absorbé que je suis par la course et le slalom de délire auxquels je livre le navire.
Tenir.
Tenir jusqu’au bout de la nuit. Jusqu’à la première empreinte de la lumière du jour, ce moment de soulagement intense qui te laisse enfin voir et te rend les repères que l’obscurité t’avait subtilisés. Et, même si tu te rends compte que rien n’a changé en enfer, tu te contentes alors de l’indicible réconfort que t’offrent tes yeux.
Rien que pour cet instant, il nous faut tenir sans défaillir.
Et, tenir, c’est aussi refaire notre retard sur ce train de malheur.
Un bref instant, les yeux mi-clos, j’ai aperçu, à quelques mètres, la porte de la descente qui s’écartait pour laisser s’échapper une frêle silhouette vers l’extérieur.
— Voilà la bouffe ! s’enthousiasme Thibault en mettant cette fois les mains en porte-voix dans ma direction.
Moi, je n’ai pas faim.
Désirant retenir sa capuche d’une main, l’ombre glisse, tombe. Nous l’apercevons de temps à autre, dans le faisceau de nos lampes, qui prend de longues minutes pour récupérer puis se relève, s’accroche au câble de la herse avant de s’étaler de nouveau.
C’est en prenant appui sur le pied de l’éolienne qu’elle parvient laborieusement à se hisser jusqu’à nos deux points lumineux, exténuée par une lutte de plus d’une demi-heure contre les éléments.
Mélanie !
Je me rappelle de cette nuit-là chez moi. C’était au tout début du cauchemar : « Trois c’est mieux que deux »…
Fermement calée à côté de Thibault, elle dégaine sans le moindre commentaire deux paquets de biscuits et tablettes de chocolat qu’elle nous tend à chacun. Comme il m’est impossible d’avaler quoi que ce soit à ce moment précis, je décide de remettre le festin à plus tard en enfouissant de la main droite ces rations de survie dans ma poche d’anorak.
Mélanie…
Nos faisceaux de lampes s’effleurent, se touchent, s’entremêlent ; mais elle paraît si loin de moi ; et pour ma part, je me sens tant de responsabilité qu’il m’est impossible de penser à autre chose qu’à ce bolide dont on nous a confié les commandes…
Elle a dû ressentir ma pensée, car elle change maintenant de place avec Thibault pour venir se caler contre moi.
Il tousse, mon copain.
Tout comme moi, il ne se sent visiblement pas capable de lui poser LA question.
Si mon grand-père l’a renvoyée vers nous, c’est sans doute que le pire est à craindre pour Jack, et qu’il a tenu à rester seul auprès de son ami.

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Jean Failler s’invite au groupe de lecture de Clohars-Fouesnant

Mercredi, février 17th, 2010 | Jean Failler et Mary Lester, auteurs bretons, salons et signatures | Pas de commentaire

Ayant appris par une annonce dans les journaux que son dernier ouvrage Mammig était au programme du groupe de lecture de Clohars-Fouesnant, Jean Failler a rendu visite à ces passionnées lors de leur dernière réunion.

Chaleureusement accueilli par la vingtaine de lectrices présentes, il a pu leur présenter ses motivations pour l’écriture de ce livre, évoquant avec plaisir de savoureuses anecdotes de sa vie en pays bigouden, de son enfance, de ses différents emplois. Un réel échange puisque ses interlocutrices avaient elles aussi de nombreuses histoires à partager.

Une rencontre finalement captivante pour tous ses participants… qui s’est bien entendu soldée par une séance de dédicace !

Retrouvez ci-dessous les articles parus dans la presse à ce sujet (cliquer sur les articles pour les visualiser en format agrandi), ainsi que quelques photos de l’évènement.

Le Télégramme - 8.02.2010

Ouest-France - 9.02.2010


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La série “Énigmes à Bourvillec” chroniquée sur Mauvais Genres Rade de Brest

Mercredi, février 17th, 2010 | divers | Pas de commentaire

Le secret d’Amélie, 3e tome d’Énigmes à Bourvillec, de Jean-Paul Birrien, a rencontré comme les deux volumes précédents un véritable engouement de la part des lecteurs et des journalistes.

Roque Le Gall, chroniqueur de Mauvais Genres Rade de Brest, a présenté sur le site de cette association les trois tomes de la série.
1970 : ” Bourvillec ” c’est un coin tranquille “…

C’est François Lannuzel qui le dit. Tout le monde l’appelle Fanch et Fanch sait de quoi il parle, il est le facteur de cette bourgade rurale de 1 275 âmes située en centre —Finistère. Il sait tout ce qui se passe à Bourvillec. Enfin presque… Il ne comprend pas, par exemple, pourquoi Charles Le Rohellec, un type peu ordinaire a disparu pendant des années pour réapparaître quinze ans plus tard ” pour mettre tout le monde dans sa poche “. En peu de temps, Le Rohellec est devenu le maire et le principal employeur de la commune, le patron de l’équipe de foot… ” Il fait la pluie et le beau temps “. ” Le roi du village est sur le point d’apporter gloire et fortune à Bourvillec qu’il a réussi à faire classer ” station climatique ” “. ” Bourvillec pourrait d’ici peu devenir aussi connu que Lourdes ou Vittel ! ”

C’est alors qu’une ” mauvaise série ” va commencer : un garagiste qui se pend à la grue de sa dépanneuse en bordure de la voie express, un agriculteur qui se noie dans sa fosse à lisier, un Arabe qui tombe d’un échafaudage… ” Mauvaise série ” tout simplement ? Ce n’est pas l’avis du jeune inspecteur stagiaire André Leveau qui pense qu’il se passe trop de choses bizarres dans ce patelin…

Avez-vous déjà entendu parler de Bourvillec, petite commune du Finistère, située entre Carhaix et Châteaulin, pas très loin de Quimper ? Non ? Pas étonnant si l’on en croit l’adjudant de gendarmerie de Plougalan qui prétend que Bourvillec est ” le trou du cul de la Bretagne “. Et doit-on tenir compte des dires d’un habitant de Plougalan, la commune rivale, même si celui-ci est un membre respecté de la maréchaussée…

Ce que l’on peut dire c’est que Bourvillec, jadis paradis des pêcheurs, ne manque pas de personnages savoureux et pittoresques : la mère Morvan qui porte un lourd secret. Sa fille Rosalie qui ” a réussi “… Elle ” est montée ” à Brest où elle a ouvert un commerce… Monique, la receveuse des Postes qui a des faiblesses pour son facteur. Josette, la très dévouée (trop dévouée ?) secrétaire de Mairie. Raymond et Simone, le couple à la Dubout du Café des Sports. Jeannot la Presse, le marchand de journaux. Madame Le Terrier, la vieille institutrice de 98 ans. Le vieux Cauzian, l’ancien ouvrier de la tannerie… Il y a encore Mimi Buissonec, Yann Le Guern — ” le type le plus intelligent de Bourvillec ” — Marius, Daniel Martin, l’instituteur, Le vieux Taridec… Il y a surtout Fanch, le facteur qui connaît tout le monde et que tout le monde apprécie…

Et avez-vous déjà entendu parler de Jean-Paul Birrien, directeur des services municipaux de Carhaix, Morlaix puis Concarneau ? Sachez qu’il nous offre là un polar ” original et drôle “.

Un très bon polar ! Une très agréable surprise ! On en redemande !…

Roque Le Gall

Dinard. Fin de l’été 1974.

Il s’appelle Charles Dubois. Il va bientôt avoir 37 ans. Il y a un mois, il a vu un film américain, « GATSBY LE MAGNIFIQUE »’ « Un film formidable ». Il a aussi lu le livre. Depuis lors, il parle comme Gatsby, il s’habille comme Gatsby, il se prend pour Gatsby. Tout comme Gatsby, il a même rencontré sa Daisy, qui ne s’appelle pas Daisy. Elle se prénomme Emma. Emma et Freddy, son petit ami, ont projeté de cambrioler la belle villa que Charles habite avec sa mère. En fait, Freddy attaque la banque locale. Le hold-up tourne mal. Freddy et Emma doivent alors prendre la fuite dans la Bentley de Charles qui a décidé de les accompagner. Enfin, ce n’est pas vraiment la Bentley de Charles, et Charles n’est pas vraiment le riche héritier que Freddy et Emma imaginent. Pas plus qu’il n’est « un espèce d’aventurier, ou un gangster, quelque chose comme çà », comme il finit par leur laisser croire.

De Dinard à Nantes, puis de Nantes à Bourvillec, dans le Finistère, une folle cavale va alors s’engager. Une cavale des plus meurtrières.

« C’était comme au cinéma ! Ca ne se passe jamais comme on s’y attend, il y a toujours des imprévus ». (page132)
« Arrête ton cinéma » est le troisième roman de Jean-Paul Birrien et le deuxième tome d’une série intitulée « Enigmes à Bourvillec » (le premier tome étant « Tournée de campagne ».).

J’avais bien aimé son premier roman « Bloody Mairie ». J’avais beaucoup aimé « Tournée de campagne ». J’ai beaucoup, beaucoup aimé ce troisième opus et celà pour diverses raisons.
Tout d’abord, « le retour à Bourvillec ».
Ah, Bourvillec ! « C’est dans le Finistère, en plein milieu. Un bled perdu, ravitaillé par les corbeaux ». (page 167)
« Un coin peinard », Enfin, pas tout le temps !
J’ai également apprécié « l’écriture en double (qui) entrecroise les réflexions du personnage principal avec le déroulement de l’action » qui nous ramène au début des années 70.

L’auteur a su créer des personnages « savoureux et attachants ». La petite Rose, pour ne citer qu’elle.

Et surtout, surtout, il y a Charles !

Charles, « un garçon intelligent qui a fait de brillantes études » et qui a « explosé en vol » alors qu’il préparait les grandes écoles. Charles qui n’est pas fou, attention ! Il souffre simplement d’une destructuration de la personnalité.
Charles qui va passer du rôle de spectateur à celui d’acteur.

Et quel acteur !

Un personnage singulier que le lecteur n’est pas prêt d’oublier !

Ce road-movie à l’armoricaine, cette cavale fantastique, tragique mais ô combien tendre et humoristique, est une totale réussite !

« Plus je réfléchis, plus je me dis que mon histoire ferait un film formidable », se dit Charles, page 132. En tout cas, avec l’histoire de Charles, Jean-Paul Birrien a écrit un livre formidable !

Roque Le Gall

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le plus difficile dans mon boulot de facteur ce n’est pas de distribuer le courrier, c’est de me rappeler ce que les gens m’ont demandé. (page 44)
si Amélie faisait la muette, elle n’était pas sourde. (page 77)

“Bourvillec c’est un coin tranquille, où il ne se passe jamais rien. C’est ce qu’on croit, mais détrompez-vous, il se passe parfois des choses !”
C’est François Lannuzel qui le dit. Le facteur de Bourvillec. “Alors forcément, il sait pas mal de choses.”
Par exemple qu’Edouard Couchouron “avait été obligé” de partir en Amérique, il y a 20 ans. Il avait rejoint, là-bas, son frère Michel. En cette année 1975, il est revenu au pays, “les poches pleines de dollars.” Il se fait à présent appeler Eddie, roule en Cadillac et surtout il a racheté l’abattoir municipal et a créé pas mal d’emplois.
A la même époque, un jeudi matin, le cadavre d’André Chapuis, l’ancien Juge de Paix est retrouvé à son domicile. Il a été sauvagement assassiné. La coupable ne peut être que sa bonne, Amélie Péron !… Amélie Péron qui n’adresse plus la parole à personne depuis 30 ans.

Un vrai roman feuilleton à faire pleurer dans les chaumières. (page 231)
Quand je pense qu’on se plaignait qu’il ne se passait jamais rien ! Et bien ces derniers temps, on a été servis. (page 295)

Qu’on se le dise ! ils sont de retour ! Qui donc ? Les personnages pittoresques de Bourvillec, commune désormais célèbre du centre Finistère. Il y a là Raymond et Simone, les patrons du Café  des Sports, le seul bistrot du bourg, Marius (qui en réalité s’appelle Antoine) qui gère l’Hôtel du Midi (le seul hôtel du bourg également), le Maire rigide, Daniel Martin, le Député Alain Lepellan, bien moins rigide et bien plus retors, Josette Cotton, la secrétaire de Mairie, “la pire commère de Bourvillec”. Amélie Péron, la bonne du Juge Chapuis, sévère et redouté, Amélie qui ne parle à personne, qui n’a plus ouvert la bouche depuis 30 ans. “Les gens disent que c’est une sorcière.” Il y a aussi Yann Le Guern, le type le plus intelligent de Bourvillec. Il s’est mis en tête de devenir écrivain.
Il y a surtout des vieux et même des très vieux : Madame Le Terrier, l’ancienne institutrice, le Père Pennec qui espère une décoration hypothétique avant de passer l’arme à gauche, le vieux Polotec, communiste primaire et nostalgique du Tour de France, le vieux Cauzan qui connaît bien des histoires.
Impossible de tous les citer.
Il ne faut tout de même pas oublier François Lannuzel, Fanch, qui vient juste d’avoir 33 ans, l’âge du Christ à ce qu’on dit. Fanch le facteur naïf et serviable, à l’ancienne (à lui seul, un argument contre la réforme plus que probable de la Poste), Fanch qui nous raconte la vie de la commune, le déroulement de l’enquête, à sa façon, une façon ô combien curieuse et savoureuse.

Le secret d’Amélie est “une enquête policière pleine d’humour et de rebondissements.” C’est surtout “une chronique villageoise” savoureuse que j’ai beaucoup, beaucoup, appréciée.

Page 299, il est écrit :
“Il restait sûrement d’autres secrets à découvrir dans ce drôle de village.”
Faites-nous les vite découvrir Monsieur Birrien !

Roque Le Gall

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Mauvais Genres Rade de Brest : un site pour les mordus de polar…

Mercredi, février 17th, 2010 | divers, sites et blogs à voir ! | Pas de commentaire

Mauvais Genres Rade de Brest est une association de passionnés chroniquant romans policiers, romans noirs, science-fiction, et autres “mauvais genres” littéraires.
Une vraie mine de renseignements pour les amateurs !
Vous y trouverez notamment de nombreuses chroniques des ouvrages des Éditions du Palémon.
Nous vous invitons donc à visiter leur site au plus vite :

logo Mauvais Genre Rade de Brest

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Jean-Luc Le Pogam rencontre les élèves d’une école de Noirmoutier

Lundi, février 8th, 2010 | Jean-Luc Le Pogam et les Mange-Rêve, auteurs bretons, divers | Pas de commentaire

Jean-Luc Le Pogam poursuit son tour des écoles, avec à chaque fois le même succès auprès des élèves.

Dans le cadre de la préparation du Salon du Livre de Mer qui se tiendra à Noirmoutier les 11, 12 et 13 juin prochains, il a rencontré fin janvier les élèves du collège Molière pour un échange passionnant…

Ouest-France et le Courrier de Vendée ont relaté l’évènement :


Ouest-France - 28 janvier 2010

Ouest-France - 28 janvier 2010

Le Courrier de Vendée - 28 janvier 2010

Le Courrier de Vendée - 28 janvier 2010

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Gens et Choses de Bretagne et Mammig selon L’Écho de l’Ouest

Mardi, janvier 19th, 2010 | Jean Failler et Mary Lester, actualité littéraire bretonne, auteurs bretons, revue de presse | Pas de commentaire

D’après des articles rédigés par Guy Perraudeau :

(…)

Jean Failler est un auteur breton bien connu pour son personnage Mary Lester, célèbre détective dans un bourg breton. Aujourd’hui, il change de registre et nous propose Gens et Choses de Bretagne avec la complicité du caricaturiste Nono. Cet ouvrage a un double mérite. Il impose la découverte de richesses bretonnes, tant humaines, culinaires, qu’historiques et culturelles ; de plus, ces chroniques sont brèves, écrites avec simplicité et parfois agrémentées d’un brin d’humour.

Quant aux dessins de Nono, c’est un plaisir de les contempler et de les associer au texte voisin. Heureuse région, la Bretagne, qui possède un tel ouvrage.

(…)

Pour les lecteurs adultes, spécialement les Bretons, Jean Failler donne le premier volume de Mammig, roman prévu en trois tomes. Ce premier livre est titré Les temps héroïques. Le thème qui a servi de base à cette saga, c’est l’histoire d’une famille de pêcheurs bretons du petit port de Guilvinec. Une histoire romancée pour le bonheur des lecteurs.

L’auteur est doublement passionné par sa terre bretonne associée à ses côtes, ses plages, ses ports, ses marins et aussi par l’écriture qui trouve toujours le charme indispensable pour subjuguer les lecteurs. On ne s’ennuie jamais avec un livre de Jean Failler. Pas de grandes phrases, pas de considérations intellectuelles, simplement la vie, le quotidien des femmes et des hommes de cette terre baignée par les flots.

Jean-Luc Le Pogam, l’auteur préféré des écoliers

Lundi, janvier 18th, 2010 | Jean-Luc Le Pogam et les Mange-Rêve, actualité littéraire bretonne, auteurs bretons, revue de presse | Pas de commentaire

Inspiré d’un article paru dans le Ouest France du 12 janvier 2010 :

Jean-Luc Le Pogam est né en 1957, à Brest. Au fil de ses rencontres issues du monde artistique,  il rencontre Jean Failler, l’auteur de Mary Lester qui lui met le pied à l’étrier. Mais ce sont les héros Filosec et Biscoto qui le séduiront. En 2005, Monnaie de singe scellera la collaboration des deux auteurs bretons au profit du polar jeunesse. En 2008, Yves Simon lui offre les premières lignes du Grand Dérèglement.

Convaincue par la qualité des ouvrages de Jean-Luc Le Pogam, Nadine Olivard, enseignante en classe de CM1, à l’école de Groez-Ven, a accueilli l’auteur vendredi matin. Cette rencontre avait été préparée à l’avance. Les enfants avaient lu Le Grand Dérèglement, le premier tome de la Trilogie des Mange-Rêve. Pour les fêtes de Noël, les enfants avaient reçu en cadeau le deuxième volume, La Route du Nord. Le troisième volet, Tombmor, a été présenté aux enfants sous la forme d’un manuscrit, car il ne sortira que le 15 mars. Cette matinée privilégiée au cous de laquelle les enfants ont pu échanger avec Jean-Luc Le Pogam, a été un moment magique où ils ont pu pénétrer dans l’univers d’un auteur à leur portée.

Nono et Failler ont rencontré leurs lecteurs

Mardi, janvier 12th, 2010 | divers | Pas de commentaire

D’après un article du Télégramme du 31/12/2009 :

Nono, dessinateur pour le Télégramme, et Jean Failler étaient à la Maison de la Presse (de Pont Aven)  lundi matin, pour présenter leurs ouvrages…

Ils présentaient ensemble “Gens et Choses de Bretagne”, paru aux éditions du Palémon. Il s’agit d’une réédition dans un nouveau format d’un texte de Jean Failler avec des dessins de Nono à la place des photos. Un prof de philo retraité.

Ce fut une matinée bien remplie pour Nono et Jean Failler, puisque le public était au rendez-vous. Très appliqué, Nono a gratifié chaque dédicace d’un de ses célèbres dessins humoristiques. Le professeur de philosophie vient de prendre congé de l’Éducation Nationale : “J’ai rendu mon cartable, je suis à la retraite. Mais je fais toujours des classes de philosophie en primaire avec des CP et des CE1-CE2. J’en arrive même à parler de Socrate avec eux“.

Le dessinateur ne manque pas de projets. Son prochain livre, “Vive la semaine du Golfe”, sortira début 2010, chez Édilarge. Ce sera un livre de photos et de dessins sur la navigation dans le Golfe du Morbihan.

Une saga en trois tomes : Jean Failler est auteur de pièces de théâtre, de romans historiques et des enquêtes de Mary Lester. Il présentait aussi son dernier livre “Mammig”, paru aux éditions du Palémon. C’est le premier tome d’une saga en trois volumes sur les mareyeurs bigoudens. C’est un sujet que Jean Failler maîtrise bien puisqu’il a été lui-même mareyeur pendant 32 ans, avant de se lancer dans l’écriture. “C’est une histoire extraordinaire, j’ai eu envie de la raconter“.

École du Groez-Ven. Séance de lecture appliquée

Mardi, janvier 12th, 2010 | Jean-Luc Le Pogam et les Mange-Rêve, actualité littéraire bretonne, auteurs bretons, revue de presse | Pas de commentaire

D’après un article paru dans le Télégramme (08/01/10) :

C’est à l’initiative de Nadine Olivard, enseignante au Groez-Ven, que Jean-Luc Le Pogam a passé la matinée de vendredi avec les élèves de CM1. Sa trilogie intitulée “Les Mange-Rêve” était à l’ordre du jour. La venue de l’auteur était préparée depuis longtemps.

“Nous avons lu le premier tome intitulé Le Grand Dérèglement, en classe. Le second, La Route du Nord, a été offert à chaque élève pour le lire durant les vacances. Quant au troisième, Tombmor, nous avons eu la primeur de le découvrir encore sous manuscrit ; il faudra attendre le 15 mars, sa parution en librairie, pour en connaître le contenu”, précise Nadine Olivard.

Tous les élèves ont fait connaissance avec Thibault, Mélanie, Jack, Yvon, Iwan, personnages de cette histoire qui se passe en 2024. Il ne restait qu’à rencontrer le “père” de cette grande famille, ce qui est fait.

Des questions ont été posées par les enfants sur la vie personnelle de cet auteur d’origine brestoise, résidant à Sarzeau, sur sa vie professionnelle qui a commencé par la musique.

Le virage vers l’écriture s’est fait à la suite de discussions avec l’auteur de Mary Lester, Jean Failler.

Jean-Luc Le Pogam a su conquérir son jeune public par sa simplicité, sa gentillesse et sa pédagogie
Jean-Luc Le Pogam a su conquérir son jeune public par sa simplicité, sa gentillesse et sa pédagogie.

 

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